Le site de l' association VIVRE SANS DROGUE
Qu’est-ce qu’une drogue ?
Une drogue est une substance d’origine naturelle ou synthétique capable de modifier l’état de conscience, le comportement d’un individu et de créer ainsi un phénomène de dépendance.
QU’EST-CE QUE LA TOXICOMANIE
C’est la rencontre entre un produit, une personnalité et un contexte socioculturel.
C’est l’envie anormale et prolongée, manifestée par certains sujets pour des substances toxiques ou drogues, dont ils ont connu accidentellement ou recherché volontairement l’effet. Elle devient rapidement une habitude tyrannique entraînant l’augmentation progressive des doses.
C’est quelqu’un qui face à une situation qui l’angoisse, s’imagine pouvoir résoudre son problème en prenant une drogue : paka, alcool…
Au début, il a l’illusion d’aller mieux puisqu’il ne pense plus à la situation. Mais, très vite, le piège de la drogue se referme et il se rend compte qu’il n’a rien résolu du tout, qu’il va de plus en plus mal même en augmentant les doses. Il finit par vivre pour, par et dans la drogue.
QUAND DEVIENT-ON DEPENDANT
On parle de dépendance quand on ne peut plus vivre sans sa drogue. Il existe deux types de dépendances, associés ou non :
- la dépendance physique :
Le corps s’est habitué à la présence de la drogue, et des signes de sevrage se manifestent si on arrête brusquement de la prendre (douleurs, tremblements vomissements, diarrhée….)
La dépendance physique peut-être soignée en quelques semaines.
- la dépendance psychique ou psychologique :
Toute la vie du sujet, mentale, affective, et sociale, est axée sur la drogue qui devient l’objet d’un besoin irrésistible ou d’un désir obsédant.
La dépendance psychique est plus difficile et nécessite de nombreux mois de soutien psychologique pour que le toxicomane réapprenne à vivre « heureux » sans drogue.
Sa suppression entraîne un sentiment de malaise et d’angoisse. La drogue est devenue une véritable béquille pour l’équilibre mental.
Certaines drogues donnent une dépendance psychique seule (ex: le cannabis..).
D’autre donnent une dépendance psychique associée à une dépendance physique :(ex : l’alcool, l’héroïne…)
Qu’est-ce que la tolérance?
C’est l’adaptation de l’organisme aux effets d’une drogue nécessitant d’augmenter régulièrement les doses pour obtenir les mêmes effets
Pourquoi une personne se drogue-t-elle?
La toxicomanie repose sur l’invincible désir psychique et le besoin physiologique de contribuer à consommer de la drogue et à se la procurer par n’importe quels moyens. De nombreuses raisons peuvent pousser quelqu’un, un jour, à prendre de la drogue. Le plus souvent, c’est par curiosité ou par recherche d’évasion ou, encore, par la pression du groupe.
Beaucoup de jeunes se mettent à fumer du tabac, du paka ou à boire de l’alcool, parce qu’ils se laissent entraîner par les autres. Mais s’ils ne le font que pour ces raisons, souvent, ils en restent là et ne deviennent pas toxicomanes.
Les adolescents qui essayent la drogue par curiosité ont un certain goût du risque et veulent découvrir toutes les sensations que le monde peut apporter.
La drogue est un moyen de fuir et de dire : « La vie qu’on me propose ne m’intéresse pas, alors je m’enferme dans l’univers de la drogue. »
Les jeunes : que cherchent-ils à fuir?
Certains veulent échapper à la vie quotidienne, surtout s’ils n’ont pas de projets d’avenir et parce qu’ils n’ont rien appris à l’école, ne trouvent pas d’emploi motivant.
Mais d’autres ont des problèmes personnels qui les angoissent, ou souffrent de solitude et d’ennui, ou bien encore ont le sentiment de ne pas être écoutés et de ne pas être vus.
Certains ont du mal à grandir, à passer du stade du bébé, à celui d’enfant, d’adolescent et enfin celui d’adulte.
POURQUOI ONT-ILS PEUR DE GRANDIR ?
Grandir, c’est pouvoir renoncer à certaines choses, comme ne pas avoir tout, tout de suite.
Il faut apprendre à faire face à un problème angoissant, à être patient. Un toxicomane est quelqu’un qui veut tout, et tout de suite. Dès que l’angoisse ou le désir de drogue arrivent, il ne sait pas attendre.
Grandir, c’est appendre à être indépendant, à ne plus être « collé » à ses parents. On doit apprendre à avoir confiance en soi et à être responsable de soi-même. Certains sont mal préparés à cette autonomie et continuent à compter sur les autres pour tout leur apporter.
COMMENT RECONNAÎTRE UN ENFANT QUI SE DROGUE?
Il n’est pas toujours facile de reconnaître qu’une personne se drogue. Des troubles brusques ou importants du comportement, tels qu’ivresse, agressivité, propos incompréhensifs, peuvent suggérer une consommation d’alcool ou d’autres drogues plus ou moins régulière.
Mais de nombreux utilisateurs cachent leur consommation surtout à leurs proches et ne se présentent à ceux-ci que lorsque l’effet de ces produits a disparu.
Il faut donc être attentif à des signes moins évidents, moins explosifs qui, par leur répétition et leur association, deviennent préoccupants. Vous devez être vigilant si, tout à coup, votre enfant :
- est sujet à de brusques colères injustifiées, s’énerve pour un rien, devient hypersensible à tout ;
- se sent solitaire, semble déprimé, lointain, recherche la solitude, dit qu’il n’a plus envie de vivre ou parle de suicide ;
- s’oppose à beaucoup de choses, fuit les discussions, surtout celles qui concernent les modifications de son comportement ;
- devient hostile à l’intérêt qu’on lui porte, vous évite, rentre régulièrement tard ou fugue ;
- n’a plus envie de rien, se désintéresse de ses activités scolaires, obtient assez brusquement de mauvais résultats scolaires, se désintéresse même de ses loisirs (sport…) alors qu’il les pratiquait avec plaisir auparavant, a des accès de boulimie ou encore maigrit.
Ces symptômes doivent alerter l’entourage car ils sont le témoin que l’enfant ne va pas bien. Mais attention, ces signes sont rencontrés chez beaucoup d’adolescents.
Leur présence ne signifie pas forcément que l’enfant se drogue, mais qu’il a besoin d’aide. Vous devez engager le dialogue avec lui pour en savoir plus, sans que cela devienne un interrogatoire. Beaucoup de parents s’attachent à rechercher des yeux « rouges » chez leurs enfants, assurés que c’est le meilleur signe évocateur d’une consommation de cannabis.
Il est vrai que le signe des yeux rouges fait partie du tableau clinique de quelqu’un qui vient de fumer, mais elle peut avoir une autre origine (irritation, conjonctivite), et, de plus en plus, d’utilisateurs de paka mettent dans leurs yeux un collyre qui fait disparaître cette couleur rouge.
La drogue ne touche pas que les enfants des autres. Chaque parent doit rester vigilant.
La meilleure conduite à tenir, si on soupçonne quelque chose, serait de ne pas fuir, de ne pas punir, mais d’en parler.