En effet, si vos observations vous conduisent à soupçonner une toxicomanie chez votre enfant (usage de cannabis, d’alcool…), il est important de ne pas attendre d’avoir des preuves concrètes en main pour avoir un entretien avec lui.

 

Sachez qu’un enfant ne se drogue pas que par plaisir. Les facteurs qui le poussent à se droguer sont multiples et parfois complexes mais ils signent tous son mal-être, son mal de vivre. Le punir ne résoudra pas le problème.

Réagir rapidement. Là où la confiance et l’amour manquent, s’installe la solitude, le désespoir et l’autodestruction.

En règle générale, le partage apporte un soulagement et ceci reste vrai non seulement pour l’enfant mais également pour les parents.

Ainsi, si vous vous sentez dépassés par le problème, lorsque les souffrances dépassent la limite de vos forces, n’hésitez pas à chercher une aide extérieure. Il est vrai que cette démarche n’est pas facile pour certains parents car on éprouve souvent de la gêne ou de la honte à s’adresser à des inconnus quand ça va mal.

Il est important de ne pas attendre que l’enfant soit trop engagé dans cette mauvaise expérience car cela peut avoir des conséquences tragiques.

 

Comment aborder la discussion avec son enfant

Beaucoup de parents pensent qu’ils ne peuvent entamer une discussion sérieuse avec leur adolescent que s’ils ont une preuve en main. Les parents croient en effet que leur enfant risque de tout nier, de se rebiffer et de refuser le dialogue avec eux s’ils n’ont que des soupçons. Les observations qui peuvent vous amener à penser que votre enfant se drogue (ou va mal) suffisent amplement pour vous entretenir avec lui. Le dialogue que vous pouvez engager ne doit pas obligatoirement se limiter à la drogue.

Vous pouvez, par exemple, lui dire: « j’ai l’impression que tu ne vas pas bien ces temps-ci. Si tu veux, nous pouvons en parler ensemble ». Il est fort probable que votre enfant ne voudra pas se confier à ce moment là. Ne vous vexez pas, ne le forcez pas, ne désespérez pas. Restez ouvert et sachez attendre le moment où il sera prêt. Par cette attitude, votre enfant aura compris qu’il pourra aller vers vous quand il en sentira la nécessité.

En famille, chacun doit pouvoir parler sans crainte, exprimer ses sentiments et ses oppositions. Tout n’est pas forcément harmonieux toujours. Les conflits et les disputes sont des situations de « crises normales » bien que celles-ci soient le plus souvent douloureuses à vivre. La puberté est une période difficile pour toute la famille.

Il est tout naturel de discuter ensemble des règles de vie de la famille : heure à laquelle il doit rentrer à la maison, sorties, travail scolaire, tâches ménagères ou encore argent de poche….

Mais si l’adolescent peut exprimer ce qui lui tient à cœur, si un climat de confiance règne au sein de la famille, la discussion sera possible, vous, parents, aurez plus de chance d’être informés des problèmes que traverse votre enfant et, d’aborder ainsi avec lui vos craintes.

 

Conseils pratiques pour approcher votre enfant

 

Dialoguer : il n’est pas facile d’établir le dialogue avec les adolescents. Il y a les contraintes physiques d’abord, leur horaire et le nôtre ne sont pas forcément compatibles. Il y a également (et peut-être surtout) les contraintes psychologiques. On a parfois l’impression qu’eux et nous ne vivons pas sur la même planète, pourtant on peut établir la communication :

- s’intéresser à ses prouesses, à ce qu’il aime faire est beaucoup plus efficace que de lui dire: « Viens ici, il faut que je te parle! » ;

- être attentif aux bonnes choses que votre adolescent peut faire, le féliciter et l’encourager à faire d’autres bonnes choses ;

- parler avec votre adolescente ou votre adolescent de vos premières amours ou de vos amitiés d’adolescence, vous permettra d’en connaître beaucoup sur les amis qu’elle ou il fréquente ;

- aller voir un film seul avec votre adolescent (sans l’autre parent) vous permettra d’établir un lien personnel avec lui ;

- vous cherchez quelqu’un pour vous accompagner à la pêche, mais aucun de vos amis n’est libre. Frappez donc à la porte de la chambre de votre adolescent. Il est, peut-être, là à s’en ennuyer royalement.  Vous constaterez qu’il peut être agréable de pêcher même si les poissons ne mordent pas ! ;

- dire à votre adolescent: »Tel ami que tu vois…ça me préoccupe » est beaucoup plus efficace que de dire : « lui, là, je ne veux plus le voir! Il a l’air drogué » ;

- dire à votre adolescent: « Quoi qu’il arrive, je veux que tu saches que je suis là pour t’aider » est beaucoup plus efficace que de dire : « Si jamais j’apprends que tu as pris de la drogue… »

 

Liberté ou laisser faire

Établir la communication avec votre adolescent ne signifie pas l’écouter sans rien dire ou lui laisser faire n’importe quoi. Le parent qui ne dit rien lorsque son enfant rentre ivre à la maison sous prétexte que «faut que jeunesse se passe» est irresponsable. Dans une telle situation, l’adolescent aura simplement l’impression que ses parents ne s’intéressent pas à lui.

 

L’adolescent qui rentre à la maison ivre ou sous l’effet des drogues envoie, même inconsciemment, des signaux de détresse, il sera rassuré qu’on se préoccupe de son problème.

 

 Le parent qui laisse une certaine liberté, mais qui donne aussi à son adolescent des points de repère sur la façon de se comporter s’attirera le respect de l’adolescent.

 

 L’adolescent cherche bien sûr l’approbation de ses parents mais il ne s’attend pas à ce qu’ils lui laissent faire tout ce qui lui passe par la tête.

 

L’influence des parents

 

L’adolescent n’est plus un enfant, mais pas encore un adulte. Il tend vers la maturité. Pleinement conscient d’être une personne unique, il fait tout pour se distinguer des schémas traditionnels.

Mais il est à l’affût de tout ce que font les adultes parfois pour les critiquer, mais aussi pour les imiter, et les exemples dans tous les domaines abondent.

 

L’adolescent qui voit sa mère  ou son père conduire l’auto après avoir bu de l’alcool se dira :

« Malgré ce qu’ils disent dans les journaux, ce n’est  pas grave de conduire après avoir bu ».

 

L’adolescent qui voit son père vider d’un trait une bouteille de bière est impressionné et fera probablement la même chose lorsqu’il sera en âge de consommer de l’alcool.

 

L’adolescent dont les parents fument sans se préoccuper de leur santé ou de celle des personnes qui les entourent croira, malgré toutes les campagnes anti-tabac, que fumer est moins dommageable qu’on le dit.

 

L’adolescent qui voit sa mère prendre régulièrement des tranquillisants en viendra à considérer que c’est normal d’en prendre, et, il voudra peut-être essayer d’autres drogues.

 

L’adolescent à qui ses parents disent toujours non, risque de faire la même chose plus tard avec ses propres enfants.

 

L’adolescent dont les parents ne sont jamais là parce qu’ils travaillent trop, se convaincra rapidement qu’elle ne vaut pas la peine qu’on s’occupe d’elle.

 

L’adolescent dont la mère ne parvient pas à exprimer ses émotions en viendra rapidement à ressentir de la gêne face à ses propres émotions.

 

Ne donnons pas le mauvais exemple

Les exemples de notre influence sur nos adolescents sont légion. Toutefois, cela ne signifie surtout pas que les parents doivent être parfaits! On croit parfois que pour être un bon parent, on ne doit faire aucune erreur. Et l’on se dit que si on ne fait pas d’erreur, notre adolescent n’en fera pas et ne se réfugiera pas dans les drogues. On veut donner le bon exemple à nos enfants et c’est bien ainsi. Mais donner le bon exemple, c’est peut-être surtout savoir reconnaître ses faiblesses….

 

L’adolescent qui entend sa mère ou son père dire : « pas question de conduire l’auto après avoir bu! » apprendra et probablement pour toujours, qu’on ne conduit pas après avoir bu.

 

L’adolescent dont le père cesse de boire comprendra que l’alcool  est dommageable.

 

L’adolescent à qui l’un de ses parents dit : « Je n’ai pas encore réussi à cesser de fumer mais pour ne pas nuire à ta santé, je ne fumerai plus en ta présence » saura que le tabac affecte la santé.

                                 

L’adolescent qui voit sa mère cesser de prendre des tranquillisants comprendra que ceux-ci peuvent être nocifs pour la santé et qu’ils ne sont pas une réponse aux difficultés quotidiennes.

 

L’adolescent à qui ses parents disent : « ok! Je t’ai dit non, trop vite. Explique-moi pourquoi tu veux faire telle chose » sentira qu’on le considère comme une personne importante et agira comme un être responsable.

 

L’adolescent à qui ses parents disent : « on ne s’est pas vu beaucoup récemment, je travaille trop. Quand est-ce qu’on pourrait passer une soirée ensemble ? » se sentira  aimé et apprécié.

 

L’adolescent à qui son père dit : « Je ne me sens pas en forme ces jours-ci » sera assuré de constater qu’il n’est pas tout seul à vivre des moments difficiles.

Par l'association Vivre sans drogue - Publié dans : CONSEILS AUX PARENTS
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Commentaires

Bonjour

Il y a 9 jours maintenant que le collége m'a alerté que mon fils de 12 ans en classe de 5ème fume du cannabis!!! Le ciel s'est effondré sur ma tete! Mon enfant unique qui n'a jamais manqué de quoi que ce soit, son pére et moi ayant

une bonne situation professionnelle...Je ne comprends rien!

Nous sommes divorcés depuis 9 ans maintenant mais aucun soucis particulier, notre fils vit avec moi. Il a avoué me prendre de l'argent dans mon porte monnaie pour acheter cette horreur

J'avais constaté une petite baisse de résultat scolaire, il ne voulait plus faire de sport les mercredis et samedis, il avait parfois un comportement un peu bizarre mais je me disais : "non pas mon fils, pas lui, je dois me faire des idées il est encore si jeune!!!"

Et voilà le verdict est tombé

Il est parti vivre quelques temps chez son pére avec mon accord bien entendu, il me fuit en quelque sorte et moi je suis totalement perdue, je ne comprends rien...

Commentaire n°1 posté par Valérie le 13/10/2011 à 16h13

mon fils fume du cannabis je l'ai surpris mais il me dit qu il arrete mais il n arrete pas et il ment tout le temps et il s est mis a nous voler de l'argent que dois je faire

Commentaire n°2 posté par valerie le 02/10/2011 à 15h34

bonjour Zazi,

nous avons un fils du même âge et apparemment les mêmes problèmes....il y a un j'ai également eu des doutes par son changement de comportement et échec scolaire.  Après de nombreux conflits, je lui ai demandé si l internat ne serait pas une solution...il n a pas voulu et a décidé d 'aller vivre chez son père.  Au moment ou j 'ai prévu son père de mes doutes et des difficultés que nous rencontrions, mon fils a fait croire a son père que depuis la naissance de son petit frère on ne s'intéressait plus a lui et qu il était le mal aimé.....son père l a cru et m'a accusé d'être une mauvais mère.et qu'il décidait de faire confiance à son fils et que tout irait mieux chez lui...nous sommes un an plus tard, de nouveau un échec scolaire et comportement agressif de mon fils et aucun sens des responsabilité......l 'année passée chez douté quant à lui faire faire un test car je ne pouvais pas imaginer cela de mon fils et je doutais aussi terriblement de moi..... on vient peut êtrez de perdre un an....la semaine passée chez décidé tjs avec bcp de doutes d'acheter un test, je tremblais de honte quand je lui ai demandé d'uriner dans un pot.....mais j'ai eu raison,le test était sans équivoque positif !!!!!! alors qu'il m'a tjs juré le contraire.....il pour le moment difficile de dialoguer, il nie tout.....je suis restée restée calme mais je dois maintenant agir et ne surtout pas banaliser......demain j 'ai rendez-vous avec mon médecin de famille pour obtenir des conseils ou de l'aide extérieur  car je ne sais pas du tout ce que je dois faire.....tout cela pour dire que si tu as un doute, n'hésite pas....moi je regrette peut être déjà d'avoir perdu 1 an car j'ai douté...qui d'autre qu'une mère connait mieux son fils et est capable de remarquer quand quelque chose ne va pas.....je l'aime et je mettrais tout en oeuvre pour l'aider....son père s'est excuser et me donne tout son support également.....Bisous, Christel

Commentaire n°4 posté par letor le 10/07/2011 à 18h42

Maman de deux garçons, 11 et 17 ans, je suis inquiete sur les suspicions de prise de drogue chez mon fils ainé . mes enfants ont chacun un papa . Pour le plus jeune , le papa vit à coté et est très présent dans l'accompagnement de son enfant  . le papa de l'ainé vit loin et je pense assez abscent  . Lorsque j'ai suspecté des prises de drogues j'ai parlé de mes peurs à mon fils ,l'ai mis en garde  ai  a sa disposition des bd ( no limite , jo de Derib , petit facicule sur les drogues et ses effets ).  

 J' ai  parlé de mon inquiétude à son papa . Il s'est empréssé d'en parlé à son fils lui disant que lui , lui faisait confiance et que je délirais un peu tout en m'accusant d'avoir vecu avec un héroinomane sous subutex qui fumait du shit ... (  je ne touche a aucune drogue )  . Je me suis retrouvé dans une possition de doute.

 Il y a quelques jours , mon fils m'a dit avoir consommé certaine drogues pour essayer . il n'a pas souhaité développer  . Là je ne sais pas comment faire ?? Dois je gérer cela seule ou en parler à son papa?  

J'éspere avoir été compréhensible , ce n'ai pas simple de synthétiser .

Merci

zazi

 

Commentaire n°5 posté par zazi le 10/07/2011 à 09h59

bonjour, je viens de lire votre site, sur la drogue. je suis une maman qui a elevé ses enfants seuls depuis leur plus bas age, et j'ai beaucoup travaillé pour leur donner tout ce dont ils auraient besoin, à la maison, les ecoles etc...

aujourd'hui j'ai un fils mon second tetraplegique apres un mauvais plongeon au pont du gard, apres avoir bu avec les copains et fumé des joints dont je n'etais pas au courant je n'ai jamais fumé et jamais bu, leur pere meme absent depuis leur plus bas age, non plus, il n'aait mon fils que 17 ans aujoud'hui a 31 ans, ma fille ainée, a un fils de 15 ans tres sportif, et ma fille depuis deux ans s'est mise à boire et surtout prendre n'importe quelle drogue, aujourd"'hui je viens de l'hospitaliers dans un hoptial psychiatrique car elle delire et se laisse aller, ne s'occupe plus de son fils ni de ses affaires, restes dans le noir, et a frappé mon petit fils sous l'emprise d'alcool ou autre. et ce matin mon dernier agé de 30 ans, s'est disputé avec sa copine, il m'a avoué avoir fait un délire avec de la cocaine, et çà s'est terminé en coflit telle que mon fils s'est cassé une bouteille de verre sur  la tete ...je suis seule face à tout cela, perpignan est une ville ou la misère reigne, je prendd mon petit fils dans le var la ou je vis depuis trois ans, et j'aimerai sauver mes enfants que dois je faire, j'ai peur de tomber et ils n'ont que moi mais j'ai 53 ans, suis chanteuse professionnelle, je les aide bcp financierement, je suis là quand çà ne va pas, je ne fais pas ma vie, j'y arrive pas car fatiguée, mais je travaille je chante ce qui me permet de rester en vie. je crois, e prie, je serais bien dans ma vie si mes enfts etaient heureuux, dites moi je suis désemparée, perdue, dites moi que dois je faire ??? merci

Commentaire n°6 posté par denys le 11/01/2011 à 12h38
bonjour ,ayant vécu 17 ans ce probléme avec mon jeune , ,prenant du recul et des temps de réflexion ,  en premier j'ai créer une association  pendant 15 ans , je suis à la retraite, j'ai animée les réunion de parents , les resultats super , j'ai écrit un levre qui sert de guide , de reperes, d'espérance , j'aimerais trop le donner mais ma retraite est plus que légére ?  , si çà vous intésse , vous avez mon adresse

courage à tous , et ne désespérer jamais . mon fils va bien et a un beau petit garçon
cordialement
Commentaire n°7 posté par chourreau le 07/02/2010 à 11h34
L' adolescent à qui ses parents disent"tu ne sais pas quoi faire alors va chez uncopain" alors l adolescent se sentira moins obliger de tout cacher.
Commentaire n°8 posté par antoine le 26/04/2009 à 18h14

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